École nationale d’aérotechnique

Une étudiante de l’ÉNA reconnue pour son audace lors du concours Chapeau les filles!

Une étudiante de l’ÉNA  reconnue pour son audace lors du concours Chapeau les filles!

Catherine Vaillancourt, étudiante en Techniques de maintenance d’aéronefs à l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA), s’est illustrée en remportant le prix Technologie de pointe au concours provincial Chapeau les filles!, qui est accompagné d’une bourse de 2000 $.

La jeune femme s’est inscrite dans un programme majoritairement masculin à l’ÉNA parce qu’elle voulait manipuler des outils et apprendre les sciences physiques et les appliquer. De plus, elle cherchait un domaine d’études qui lui garantirait ensuite un emploi de qualité dans son secteur.

Des apprentissages significatifs

Catherine Vaillancourt ne regrette pas du tout ce choix. « J’apprends des choses très diverses : l’électricité, les structures d’avions, la mécanique, les moteurs, l’aérodynamisme, la chimie, l’hydraulique, les systèmes pneumatiques… Tout est relié, et mon programme me permet de toucher à tout! », s’enthousiasme-t-elle.

L’étudiante est heureuse que l’ÉNA combine les cours théoriques et pratiques. « La théorie permet de mieux comprendre ce qu’on fait et la pratique nous fournit un intérêt supplémentaire car elle rend les choses plus significatives. Il n’y a pas beaucoup d’écoles dans le monde qui peut nous enseigner à ce point la débrouillardise. Je vais pouvoir tout faire moi-même, que ce soit au travail, à la maison, dans ma vie en général! Même si je ne travaille pas dans ce domaine plus tard, ce ne sera jamais perdu et je sortirai grandie de mon passage à l’ÉNA! », renchérit Catherine Vaillancourt.

L’ÉNA lui a donné des ailes

Le parcours de la jeune femme de 22 ans n’a pas toujours été facile. Elle a terminé son diplôme d’études secondaires au secteur adultes et s’est inscrite à l’ÉNA dans le but de devenir technicienne en aéronautique. Contre toutes attentes, elle a découvert qu’elle avait une grande facilité dans ses études, elle a appris à mieux connaitre ses forces, elle a constaté qu’elle appréciait beaucoup la théorie, elle a puisé de la confiance en elle au contact des professeurs qui l’ont aidée à se sentir à l’aise, et elle a adoré le contenu de ses cours. Tout cela l’a motivée à poursuivre des études supérieures. Ainsi, à la fin de son diplôme d’études collégiales l’an prochain, elle compte s’inscrire au bac en physique à l’Université Bishop. Elle est déterminée à poursuivre des études doctorales en cosmologie pour intégrer ensuite des équipes de recherche de haut niveau.

Le message de Catherine aux autres filles

Catherine Vaillancourt recommande de foncer aux filles qui hésitent à s’inscrire dans un programme majoritairement masculin. « Honnêtement, j’avais la chienne quand je me suis inscrite à l’ÉNA. C’est normal d’être stressée, mais il faut essayer! C’est vrai que les études sont parfois difficiles, et c’est sûr qu’on rate parfois certains exercices, qu’on soit une fille ou un gars. Ça fait partie de l’apprentissage et ça nous apprend à persévérer, à nous dépasser. On a tendance à croire que les filles ont moins d’expérience technique que les gars, mais c’est faux : aujourd’hui, il y a tellement de garçons qui n’ont jamais touché à un outil! J’ai découvert que l’écart entre les gars et les filles est beaucoup moins grand que je ne le croyais. Et puis les gars sont très contents de voir des filles dans leurs classes, alors on est très bien accueillies! », conclut la jeune femme.

De la place pour les filles

L’ÉNA compte environ 7 % de filles. Les programmes techniques de Génie aérospatial, de Maintenance d’aéronefs et d’Avionique sont pourtant des techniques qui demandent des qualités souvent associées aux femmes comme la minutie, la communication, le travail d’équipe et même parfois la capacité physique de se glisser dans de petits endroits. Peu importe le programme, il y a de la place pour les filles dans le domaine de l’aérospatiale!


Publié le 24 juillet 2015, dans la catégorie École nationale d’aérotechnique