École nationale d’aérotechnique

Les jeunes invités à se lancer dans une carrière en aérospatiale

Près de 460 visiteurs ont profité de la journée Portes ouvertes le jour de la St-Valentin pour tomber en amour avec les installations uniques de l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA), une participation comparable à celle de l’an dernier et marquée par une concentration plus forte de futurs étudiants. À l’approche du 1er mars, date limite pour les demandes d’admission au SRAM, ils validaient leur choix entre les programmes techniques en Maintenance d’aéronefs, en Génie aérospatial et en Avionique.

Sur le parcours, plusieurs ateliers animés par des enseignants et étudiants attendaient les participants : conception assistée par ordinateur, contrôle de la qualité, aérodynamisme, banc d’essai moteur, laboratoire avionique, etc. Pour une 3e année consécutive, des futures étudiantes se sont regroupées : l’activité Sortie de filles leur a offert une occasion privilégiée de découvrir la place des filles dans ce milieu traditionnellement masculin. Des représentants d’une demi-douzaine d’entreprises aéronautiques étaient également présents aux Portes ouvertes afin d’informer les visiteurs sur les possibilités d’emplois en aéronautique.

Des diplômés en emploi… et à l’université!

Les étudiants qui choisissent un programme de l’ÉNA accèderont à des carrières prometteuses. Environ 40 % des diplômés de l’ÉNA de 2015 qui ont répondu au sondage de relance ont choisi de poursuivre des études universitaires alors que 52 % travaillent. Parmi les diplômés en emploi, 86 % sont répartis dans 32 PME alors que 14 % ont été embauchés par les quatre grands maîtres d’oeuvre (Bell Helicopter Textron, Pratt & Whitney Canada, CAE, et Bombardier). Rappelons que les taux de placement moyens des trois dernières années des diplômés se maintiennent entre 81 et 89 % selon le programme.

Un secteur qui embauche

L’industrie aérospatiale est une industrie cyclique, qui a pourtant connu une progression constante et importante au cours des 30 dernières années selon le CAMAQ (comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale). Pour sa part, le Conseil canadien de l’aviation et de l’aérospatiale prévoit une croissance de l’industrie de 5 % par année jusqu’en 2030.

Les finissants de l’ÉNA œuvrent dans des entreprises manufacturières, mais aussi dans des entreprises d’entretien d’aéronefs qui ne connaissent pas de creux actuellement : le trafic de passagers à Dorval a augmenté de 4,6 % en 2015 et il a franchi pour la première fois le cap des 15 millions de passagers.

Quelques statistiques sur l’emploi et l’industrie

  • Le taux de chômage sectoriel moyen en aérospatiale est de 1 % depuis plusieurs années.
  • Selon Boeing, l’industrie de l’entretien d’aéronefs devrait connaître des besoins de main d’œuvre sans précédent, soit plus de 600 000 techniciens en maintenance à travers la planète d’ici 2034.
  • L’industrie aérospatiale au Québec compte environ 215 entreprises dans la fabrication alors que près de 185 autres sont actives au niveau de la maintenance et le transport aérien. Ces 400 entreprises emploient au total d’environ 56 000 personnes au Québec.
  • 1 travailleur sur 68 travaille en aérospatiale au Québec, et 1 sur 48 dans le grand Montréal.
  • Les entreprises prévoyaient devoir combler 2800 postes en 2015 selon le CAMAQ.
  • Le 11 février dernier, au salon Aeroportail organisé par Aéro Montréal, une vingtaine d’entreprises offraient plus de 200 emplois spécialisés.
  •  Montréal est l’un des 3 endroits au monde où on peut construire un avion de A à Z (Toulouse et Seattle).

Une autre occasion de nous visiter

L’activité Étudiant d’un jour à l’ÉNA offre l’opportunité aux élèves de 4e et 5e secondaire de vivre une journée typique dans la peau d’un cégépien en assistant à des cours et des ateliers spécifiques à l’aéronautique. Inscription en ligne à l’adresse suivante ena.cegepmontpetit.ca/etudiant1jour.


Publié le 22 février 2016, dans la catégorie École nationale d’aérotechnique